Bassin versant

Les parties françaises des bassins du Rhin et de la Meuse s’inscrivent dans des contextes internationaux, principalement avec la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne, la Suisse et les Pays-Bas. Le retour des poissons grands migrateurs dans la partie française du bassin du Rhin dépend donc d’actions réalisées en aval.

 

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Le bassin du Rhin :

Le bassin du Rhin français est composé de deux parties distinctes : le Rhin et ces affluents de la partie alsacienne et le bassin de la Moselle et de la Sarre.

En sortant du territoire français, le cours du Rhin parcourt encore près de 700 km jusqu’à l’embouchure en Mer du Nord. Sur ce linéaire, il n’y a plus aucune entrave à la continuité écologique jusqu’aux écluses anti sel et anti raz de marée du Haringvliet sur le bras le plus attractif du delta, les autres bras étant accessibles. La décision Kier du gouvernement néerlandais a programmé l’ouverture partielle de ces écluses y compris lorsque le niveau de la mer dépassera le niveau de l’estuaire, pour 2018.

Pour la Moselle, les dix barrages installés sur le cours à l’aval du territoire français sont difficilement franchissables, à l’exception du premier ouvrage à Coblence.

La Suisse, la France, l’Allemagne, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Commission européenne, membres de la Commission Internationale pour la Protection du Rhin (CIPR), coopèrent avec l’Autriche, le Liechtenstein, la région belge de Wallonie et l’Italie pour préserver et restaurer le Rhin et tous ses affluents. Le développement durable du Rhin, de son milieu alluvial et l’atteinte du bon état dans toutes les eaux du bassin sont au centre de leurs activités.

Sur le même modèle, les Commissions Internationales pour la Protection de la Moselle et de la Sarre (CIPMS) existent depuis une cinquantaine d’années, et permettent d’assurer la concertation et la coopération transfrontalière entre les différents états riverains de la Moselle et de la Sarre.

 

Le bassin de la Meuse :

Pour le bassin de la Meuse, des enjeux grands migrateurs sont identifiés mais dépendent fortement du rétablissement de la continuité sur le cours aval de la Meuse en Belgique et au Pays-Bas. Toutefois, le nombre d’ouvrages infranchissables et le nombre d’usines hydroélectriques est moindre sur ce fleuve que sur l’axe Moselle. Sur ce bassin où les seules zones semi-montagneuses en France sont situées dans le massif ardennais, les enjeux relatifs aux grands salmonidés migrateurs concernent les bassins de la Houille, du Viroin et de la Semoy. De plus, le lit majeur de la Meuse en France, encore riche en annexe hydraulique en amont du massif ardennais, offre un potentiel d’habitats très favorables aux anguilles.

La Commission internationale de la Meuse (CIM) a été créée en 2002 par la signature de l’Accord international sur la Meuse (Accord de Gand). La CIM a décidé de traiter de la continuité écologique et des poissons migrateurs au sein d’un plan directeur publié en 2011 (CIM, 2011).