Passe à anguilles

Passe à bassins successifs (gauche) et passe à brosse (droite) sur le barrage d'Huttenheim.
Passe à bassins successifs (gauche) et passe à brosse (droite) sur le barrage d’Huttenheim.

Principe :

Les passes à civelles et anguillettes sont composées de deux parties :

  • la rampe de montée, dont la partie inférieure est immergée dans le plan d’eau aval. Cette rampe est garnie d’un matériau propre à faciliter la progression des animaux, de nature variable suivant les région ou les pays. Il est maintenu humide en permanence, soit gravitairement à partir du plan d’eau amont, soit par arrosage. Le faible débit nécessaire à l’irrigation du substrat (quelques litres/minute) est complété par un débit plus important, injecté au voisinage de la rampe et destiné à attirer les migrateurs vers l’entrée de la passe.
  • La partie amont, configurée pour permettre l’accès des migrateurs au plan d’eau amont. Il convient d’assurer dans cette zone une transition telle qu’il n’y ait pas de blocage de migrateurs, soir par discontinuité dans l’alimentation en eau, soit par la présence de zones à vitesse d’écoulement excessif, qui rejetteraient les migrateurs à l’aval.

 

Rampe de montée sur Ebersheim.
Rampe de montée sur Ebersheim.

Les différentes passe à anguilles :

Deux types de rampe peuvent être utilisées pour les passes à anguille :

  • Parcourue par une lame d’eau, la passe à brosse (ci-contre) permet le franchissement d’obstacles de faibles hauteur en utilisant la faculté de reptation das anguilles ou, sur de grandes hauteurs, le dispositif peut être équipé d’un ou plusieurs bassin de repos. Les rampes à balai brosse sont constituées de plaques lisses (en PVC ou béton) sur lesquelles sont implantées des brosses de filaments synthétiques à des densités variables selon la taille des anguilles susceptible de remonter.
  • La rampe à plots « evergreen » est une passe à anguilles qui se compose de plaques en béton moulées formant des renflements appelés plots. Ils sont disposés dans la majorité des cas en ligne face à l’écoulement et cassent le courant en veines de moindre vitesse. Leur espacement est variable selon la taille des anguilles qui doivent remonter.