Suivi des migrations

Le suivi des migrations s’effectue principalement grâce aux stations de comptages mais d’autres études sont mises en place notamment pour la dévalaison que l’on observe très peu à la lecture vidéo.

La dévalaison des smolts

But: L’objectif de cette étude est d’améliorer la connaissance des facteurs environnementaux influençant la migration des smolts sur le bassin versant du Rhin mais aussi de tester pour la première fois dans le grand Est la mise en place d’un piège de dévalaison. De plus, la capture de smolts doit permettre un échantillonnage génétique permettant l’amélioration de la stratégie d’alevinage.


Description du suivi:

A l’automne 2018, l’association Saumon-Rhin s’est chargée de faire construire le dispositif sur la rivière l’Ill. Cette position étant optimale pour capturer des smolts issus de lots génétiques d’alevinage les plus variés possible ce qui permet d’acquérir un maximum d’informations sur le déroulement de la migration dans les différents affluents.
Outre les prélèvements génétiques, la station de piégeage permet de comparer le déroulement de la migration des smolts sur le bassin versant du Rhin avec d’autres en ce qui concerne l’effet des paramètres environnementaux sur la dévalaison. Ce piège expérimental permet aussi d’effectuer un inventaire piscicole de l’Ill avec une méthode innovante. Le piégeage s’effectue de mars à fin mai afin d’englober théoriquement la période de dévalaison des smolts.

Télémétrie

But : La technique RFID (Radio Frequency Identification) a été utilisée pour suivre le comportement des salmonidés, anguilles et cyprinidés dans les passes à poissons.

L’expérience a débuté avec la passe à poissons de Gambsheim afin d’en vérifier la fonctionnalité et de valider certains critères de conception de l’ouvrage (positions des entrées, dimensionnement des débits et chutes dans l’ouvrage…). Ces données ont été prises en compte dans la conception des ouvrages situés en amont de Gambsheim.

Descriptif du suivi : L’étude consiste donc à capturer des poissons à l’aide de nasse pour les ouvrages équipés ou par pêche électrique pour les autres, les marquer à l’aide d’un transpondeur passif identifié par un code unique et les relâcher à l’aval en différents endroits. On enregistre ensuite leurs déplacements dans la passe grâce à différentes antennes mises en place. La date et l’heure sont ainsi enregistrées pour compter spécifiquement les poissons.